Yport – Ex Peizerdiep

Yport - Ex Peizerdiep

Cette même année 1922, il embarque un passager à Fécamp, le diplomate et journaliste Louis Frédéric Rouquette, chargé par le gouvernement français d’une mission en Islande ; voyage que ce dernier évoque dans son livre - L'île d'enfer - Roman de ma vie errante, publié aux éditions J. Ferenczi et Fils, en 1925.

Ensuite l’Yport enchaine les rotations, faisant plusieurs voyages de Port-de-Bouc, ou Bordeaux, à Saint-Pierre et Miquelon. Le 10 juillet il est signalé de passage à Sagrés (Portugal) ; le 27 aout, il touche Saint-Pierre et Miquelon venant de Port-de-Bouc, et le 16 septembre 1922, il quitte Fayal (Açores) pour Saint-Pierre et Miquelon. Le 3 novembre, il passe à Fayal allant de Port-de-Bouc à Saint-Pierre, et le 17 décembre on le retrouve à Fayal, allant de Saint-Pierre et Miquelon à Bordeaux. Le 16 janvier 1923, l’Yport quitte Bordeaux pour Blaye, et le 16 mars 1923, il arrive au Havre venant de Fécamp pour réparations.

Le 30 septembre 1923, l’Yport se trouve au Nord de la Nouvelle-Écosse et fait naufrage : « par courant intense et brume épaisse … » au Cap Breton, sur l'île de Scatari. L’équipage put être sauver mais le navire ne pourra être renfloué. Dans ses souvenirs Joseph Duhamel, PDG des Pêcheries de Fécamp, écrira : « Cette perte ne fut pas déplorée en raison de ses mauvaises qualités nautiques jointes à la médiocrité de la construction ».
Jack Daussy / L’Ouest Éclair, BN Gallica et Souvenirs inédits de Joseph Duhamel
© Édition Association Fécamp Terre-Neuve

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